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08.11.2019
Halle aux farines, salle 234C

Carlos Tello : Houellebecq et Volpi, romanciers posthumanistes ?

Houellebecq et Volpi, romanciers posthumanistes ?
Une lecture de deux romans de Michel Houellebecq, Les Particules élémentaires (1998) et La Possibilité d’une île (2005), et de la trilogie du XXe siècle de Jorge Volpi En busca de Klingsor (1999), El fin de la locura (2003) et No será la Tierra (2006) à la lumière du posthumanisme

 

Sous la direction de Catherine COQUIO (CERILAC) et Karim BENMILOUD (Université Paul Valéry)

 

Résumé :

Les différents discours pouvant être associés au posthumanisme se développent principalement à partir des années 1950, et s’expriment tant au travers d’avancées technoscientifiques que de manifestations artistiques et littéraires, voire de positionnements politiques. Dans ce cadre, la période située entre la fin du xxe et le début du xxie siècle a été marquée par la parution en 1999 en Allemagne de la conférence Règles pour le parc humain [Regeln für den Menschenpark] de Peter Sloterdijk, qui a relancé en Europe les débats sur les biotechnologies et l’anthropotechnique. En parallèle, les parutions au Mexique et en Espagne de la trilogie du xxe siècle de Jorge Volpi, En busca de Klingsor, 1999 ; El fin de la locura, 2003 et No será la Tierra, 2006, et en France des romans de Michel Houellebecq Les Particules élémentaires, 1998 et La Possibilité d’une île, 2005, portent profondément l’empreinte de cette époque.

Ce travail entreprend tout d’abord d’étudier ces cinq romans à la lumière de sujets fondamentaux pour la configuration du posthumanisme au travers des discours critiques et théoriques abordant ce mouvement. Il propose ensuite d’analyser en parallèle, d’une part, la perception et représentation de l’histoire, du passé, du présent et de l’avenir chez les romanciers, et d’autre part des moments clés pour la formation et le développement du posthumanisme, de ses sources mythiques et science-fictionnelles aux manifestations de la « contre-culture » étatsunienne.

Le posthumanisme est ainsi envisagé non seulement comme un sujet qui sert de médiation entre deux œuvres, mais aussi dans sa dimension épistémologique, une dimension présente dans les romans des deux auteurs et qu’ils permettent de reconsidérer.

Les différents discours pouvant être associés au posthumanisme se développent principalement à partir des années 1950, et s’expriment tant au travers d’avancées technoscientifiques que de manifestations artistiques et littéraires, voire de positionnements politiques. Dans ce cadre, la période située entre la fin du xxe et le début du xxie siècle a été marquée par la parution en 1999 en Allemagne de la conférence Règles pour le parc humain [Regeln für den Menschenpark] de Peter Sloterdijk, qui a relancé en Europe les débats sur les biotechnologies et l’anthropotechnique. En parallèle, les parutions au Mexique et en Espagne de la trilogie du xxe siècle de Jorge Volpi, En busca de Klingsor, 1999 ; El fin de la locura, 2003 et No será la Tierra, 2006, et en France des romans de Michel Houellebecq Les Particules élémentaires, 1998 et La Possibilité d’une île, 2005, portent profondément l’empreinte de cette époque.

Ce travail entreprend tout d’abord d’étudier ces cinq romans à la lumière de sujets fondamentaux pour la configuration du posthumanisme au travers des discours critiques et théoriques abordant ce mouvement. Il propose ensuite d’analyser en parallèle, d’une part, la perception et représentation de l’histoire, du passé, du présent et de l’avenir chez les romanciers, et d’autre part des moments clés pour la formation et le développement du posthumanisme, de ses sources mythiques et science-fictionnelles aux manifestations de la « contre-culture » étatsunienne.

Le posthumanisme est ainsi envisagé non seulement comme un sujet qui sert de médiation entre deux œuvres, mais aussi dans sa dimension épistémologique, une dimension présente dans les romans des deux auteurs et qu’ils permettent de reconsidérer.

 

Le jury sera composé de :

  • Catherine COQUIO, Professeure Université Paris Diderot, directrice
  • Karim BENMILOUD, Professeur Université Paul Valéry, Montpellier, co-directeur
  • Florence OLIVIER, Professeure Université Sorbonne Paris 3, rapporteur
  • Lionel RUFFEL, Professeur Université Paris 8 Saint-Denis, rapporteur
  • Régis SALADO, Maître de Conférences Université Paris Diderot
  • Sabine van WESEMAEL, Maître de Conférences Université d’Amsterdam

 

La soutenance aura lieu le 8 novembre 2019 à 14h00 en salle 234C (Halle aux farines)

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